La bourrache

Origine

La bourrache est probablement originaire d’Asie mineure ou d’Afrique du Nord.

Son nom moderne semble venir du latin « burra » qui désigne une étoffe de laine grossière en raison de la texture de ses feuilles. Elle pousse spontanément sur le bord des chemins.

Histoire

Actuellement ses feuilles et fleurs sont peu utilisées en art culinaire et en phytothérapie. Elles ne sont récoltées que localement et ponctuellement. Le renouveau actuel de la bourrache est du à sa richesse en acide γ-linolénique de ses graines, ce qui a relancé sa culture au même titre que celle de l’onagre, s’inscrivant ainsi dans la panoplie des plantes de santé essentielles à effet régulateur sur certaines grandes fonctions corporelles.
Cette source d’acide gras essentiel est utilisée par

Description

Plante annuelle de 15 à 60cm de hauteur, (sub-)spontanée dans toute l’Europe et le Bassin méditerranéen.
Tiges épaisses, creuses et ramifiées hérissées de poils raides, blanchâtres voire piquants.
Feuilles ovales ondulées, gaufrées, un peu charnues, de couleur vert mat.

Fleurs caractéristiques à 5 pétales aigus d’un bleu azur intense (rarement blanches ou pourprées), portées par un long pédoncule velu.
Anthères des étamines rapprochées formant un cône saillant caractéristique.
Fruits composés de 4 akènes bruns ou noirâtres.
Racine principale très développée et épaisse.

Parties utilisées

Les graines dont on extrait l’huile. Les fleurs. Les feuilles.

Principaux constituants

Principaux constituants :

Les parties aériennes (fleurs et feuilles) contiennent des substances justifiant les usages traditionnels de la bourrache :

– Acide malique ;
– Mucilages (activité émolliente) ;
– Nitrate de potassium (activité diurétique) ;
– Tanins ;
– Flavonoïdes ;
– Allantoïne ;
– Alcaloïdes pyrrolizidiniques

Les graines contiennent une huile  riche en acides gras polyinsaturés (80%).

  • Acides gras essentiels : acides oméga 6  dont acide gamma-linolénique 18 à 25% (AGL) et acide gamma-linoléique 30 à 40%,
  • Acide oléique, acide palmitique, acide érucique (rare),
  • Stérols,
  • Insaponifiables.Elles sont particulièrement riches en :

    – Acide linoléique (30 à 40%), premier précurseur dans la synthèse des prostaglandines, notamment de la prostaglandine E1 qui, ne pouvant être synthétisé par l’organisme, doit être apporté dans l’alimentation par une huile végétale (tournesol, maïs, soja,…).

    – Acide gamma-linolénique (18 à 25%), précurseur direct des prostaglandines E1, il agit en s’opposant aux effets de la prolactine, protéine associé à l’apparition des troubles du syndrome prémenstruel. Sa présence  dans l’huile de bourrache rend donc cette dernière particulièrement intéressante.

    Ces acides gras essentiels (que le corps ne peut synthétiser) de la famille des omégas 6, participent notamment à la constitution des membranes cellulaires.

    C’est l’importante proportion en omégas 6 et surtout en AGL assure le succès légitime de l’huile de bourrache.

Propriétés  et indications

Toute la plante est adoucissante émolliente et expectorante par ses mucilages, ce qui justifie son usage en cas de rhumes et bronchites.
Elle contient aussi du nitrate de potassium qui la rend diurétique (favorise la diurère et l’élimination de l’eau) et diaphorétique (accentue la sudation).

Des recherches scientifiques ont montré que les acides gras essentiels que renferment les graines d’onagre et de bourrache facilitent le processus de formation des prostaglandines. L’acide gamma-linolénique  serait l’acide gras principalement responsable de cet effet.

Son usage est reconnu pour traiter l’eczéma, la mastalgie cyclique (seins douloureux).

A SAVOIR : L’AGL possède une action régulatrice sur les vaisseaux sanguins, la coagulation sanguine, le cholestérol, la tension artérielle, le système immunitaire et les mécanismes responsables de  l’inflammation (prostaglandines).
Dans certains cas, l’organisme a du mal à produire de l’AGL : excès de graisses saturées dans l’alimentation, alcoolisme, diabète, infections virales, carence en vitamine B6, en calcium, magnésium, en zinc ou biotine.
Les femmes souffrant de syndrome prémenstruel présentent souvent une carence en AGL, de même que les enfants atteints de déficit de l’attention et d’hyperactivité. L’huile d’onagre et de bourrache apportent à l’organisme une source d’AGL prête à être utilisée.

Utilisations traditionnelles

Les fleurs et les feuilles

Les fleurs de bourrache, outre leur aspect décoratif, apportent à certaines préparations culinaires leur saveur mariant le goût iodé de l’huître à celui du concombre. Elles peuvent être utilisées pour colorer alcools et vinaigres ou encore se consommer cristallisées dans le sucre et enfin comme condiments, confites dans le vinaigre.

Les feuilles de bourrache s’utilisent comme un légume vert pour le potage. Les plus jeunes feuilles sont utilisables crues dans les salades, ou pour aromatiser un fromage frais ; les feuilles plus âgées ont besoin de cuisson d’où les potages.

L’huile de graines

Participe à la santé et à la beauté de la peau qu’elle assouplit et protège. Fait partie des soins anti-âge avec l’huile de rose musquée, l’huile d’onagre, l’huile d’argan, l’huile de macadamia, la centella asiatica, le pfaffia paniculata…
A essayer dans la sécheresse des muqueuses (ménopause)
A utiliser en synergie par voie externe et interne.

L’huile  vierge de première pression à froid , si possible d’origine bio, est la seule huile recommandée pour une efficacité optimale.
Huile : 0,5 à 2 g/jour sous forme de capsules molles de 0,5 g
Syndrome prémenstruel : 1,5 à 2,5 g/j du 16 e au 28e jour du cycle.

A essayer pour : soulager les symptômes du syndrome prémenstruel, la polyarthrite rhumatoïde, le syndrome de Raynaud, la colite ulcéreuse, la fatigue chronique, le déficit de l’attention, l’hyperactivité,  ralentir la progression  des troubles cardiovasculaires et de l’ostéoporose.
On a d’autre part établi que l’AGL contribuait à régénérer la gaine de myéline lésée par certaines maladies (sclérose en plaques).

Autres sources alimentaires d’AGL : rare dans l’alimentation, on en trouve dans l’huile d’onagre, l’huile de pépins de cassis et l’huile de graines de chanvre, les abats (petites quantités).  L’organisme sain le fabrique à partir de l’acide oléique  des huiles alimentaires.

Zoom sur ...

Lectures conseillées :

  • Les huiles essentielles pour votre santé. Guy Roulier Editions Dangles et Pocket
  • Le traitement naturel anti-âge. Guy Roulier Editions Dangles
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  • La santé durable au féminin Guy Roulier (E-book sortie prévue début 2013) bientôt en vente sur Editions naturemania.fr